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Et voici le lac du cratère , un lac d’un cratère volcanique où l’eau est aussi salée. Le parc est privé et j’ai du mettre la main à la poche et en dollars évidemment. Après quelques jours et en faisant mes calculs, je me suis même aperçu que j’avais payé la place de «  parking » de la voiture..... Bref...Ce domaine est dépourvu de prédateur ce qui nous autorise à nous balader à pied. Julius se décharge de la balade et un guide prend la relève. Il est affable, sympathique et n’hésite pas à nous renseigner. Aurélien se lance en Anglais et pour un temps, il joue au traducteur.  Nous ferons le tour du lac en bas et en haut, Julius nous récupérant bien plus loin dans la savane. Très agréable balade sous une température clémente.

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Nous avons pu voir de nombreux oiseaux comme des Ibis, des aigles pêcheur, des flamants roses. Des singes, arboricoles, des Colobes à queue blanche. En montant, notre guide nous a fait un cours pratique de botanique tout en découvrant au loin le magnifique lac Naivasha. (photo de gauche )

   Après une bonne grimpette qui nous a mené au sommet de la colline, nous sommes redescendus calmement dans la savane en croisant ici et là des animaux,. Un gros lièvre nous a surpris au détour d’un buisson. Un Dick Dick croise notre chemin et au loin, Julius qui nous attend avec le véhicule. Sur notre droite, il y a une énorme propriété qui d’après notre guide appartiendrait à un riche Kenyan qui fait de la viande avec le Zébu et du lait avec la vache.

   La journée se termine et une fois à l’hôtel, Julius nous apprend qu’il n’a pas de chambre et qu’il devra aller dormir à une quarantaine de kms. Ainsi donc, il nous laisse là, seuls, voués à nous même et en lui faisant la promesse d’être sages et de ne pas faire de bêtises. Adieu Julius et à Demain.

   La nuit tombe, nous mangeons seuls  comme des grands et comme l’hôtel était construit près du lac et qu’il a mis à la disposition de ses touristes, une plateforme d’observation pour les Hippopotames qui sortent de  l’eau afin de se nourrir de la bonne herbe autour de l’hôtel, munis de nos lampes, nous partons vers les hippos. Je dois ajouter aussi que dans l’enceinte de l’hôtel, c’est la grosse fiesta avec gros décibels et que nous fuyons un peu ce bruit. Dans l’inconnu nous avançons. Au loin, nous distinguons une sorte de cabane suspendue, nous nous dirigeons vers elle. Un escalier donne l’accès à la plateforme qui est couverte. Il fait noir, nous ne voyons et n’entendons rien. Sur la gauche se trouve un autre escalier qui descend cette fois ci à l’extérieur de l’enclos qui protège le site du lodge et du camping. Nous descendons et au loin nous entendons le doux son du lac. Nous prenons cette direction. Soudain Cathie pousse un léger cri et nous indique à gauche et à deux mètres un hippo qui croise paisiblement notre route. Nous le voyons bien dans le faisceau de nos lampes et nous le suivons un peu. Soudain et grâce à la nuit, il s’efface et nous le perdons de vue. D’autres personnes sont arrivées sur le ponton et lui font peur. Nous ne l’avons plus vu. Le lendemain nous racontons cela à Julius qui n’en croit pas ses oreilles. Il nous sermonne, prêchant la dangerosité de notre geste ............. En tout cas, nous l’avons vu et de près. .......