Nous sommes pile en face de la bonne sortie où à l' arrêt de bus nous pourrons saisir au passe le bus de
Alamo qui nous emmènera à son agence gratuitement. Budget passe passe, et puis tous les autres
concurrents et enfin une charmante dame noire arrête son bus et avant de partir, elle crie bien fort
qu' elle ne démarre pas tant que nous ne sommes pas assis. Alors Phil ne peut s empêcher de rouspéter
: et si j' ai envie de rester debout moi...".
Elle stoppe à un premier arrêt où tous les passagers commencent à s' agiter bien qu 'elle ait prévenue
que nous ne devions pas descendre là. On repart et elle nous largue devant une grande entrée. Là nous
nous faufilons mais manque de chance, il y a deux loueurs côte à côte et j' ai choisi le mauvais: Il faut
faire la queue une nouvelle fois.
Enfin arrive notre tour et pour compliquer les choses, le vendeur insiste pour nous placer un modèle
de la gamme au dessus prétendant que nous allons faire de la montagne. Il réitère son offre mais tenons
bon. Avant de partir, je lui demande qu' il nous explique comment se rendre à notre hôtel. Un semblant
d' explications, un plan fourni par l' agence où figure le downtown ( centre ville ),là où nous voulons aller
et la clé de la voiture. Les Compaq sont toutes là-bas sur la droite...et débrouiller vous somme toute.
Alors nous voilà devant trois voitures et nous décidons de prendre la couleur bordeaux. Mais au fait
comment ça marche? Même pas un mode d' emploi, rien...Phil râle un peu tout de même. C' est lui qui va
inaugurer....Hum... boite automatique, il appuie sur les pédales et surpris par la pédale du frein, il
est tout ébranlé. La voiture fait des embardées sans arrêt, des freins incroyables. Oh miracle, il a
compris comment freiner: avec le pied droit et ça va tout seul. Péripéties de début de voyage.....
Et là commence le début d' une grande promenade. Nous avons pris la bonne route, dans la bonne
direction mais nous ne savons pas quand sortir. Phil ne se rend pas compte de l' énormité des
distances. Les 4 voies qui nous mènent vers la grande ville de Chicago sont en très mauvais états:
au milieu passe un vilain train et le paysage varie entre belles villas, maisonnettes, universités,
tout de briques de teintes différentes mais assez austères. Et puis tout à coup, on vois surgir
un amas de gratte-ciel. Notre coeur bat, nous approchons du but. Nous optons pour une sortie
, la mauvaise bien sûr et là nous furetons à droite, à gauche, en essayant de comprendre avec
ce petit bout de carte, comment fonctionne cette ville immense. Si seulement nous savions dans
qu 'elle direction se trouve le lac Michigan car notre hôtel est à coté.. Il faudrait une boussole.
Nous trouvons Ohio Street mais évidemment , ce n' est pas la bonne rue et quand nous demandons
notre chemin, une dame nous explique qu' il faut se rapprocher des grands buildings. Nous nous
rapprochons de downtown et là après avoir été surpris par les endroits traversés avant,
entrepôts, zones désertes, rues vides, voilà un peu de vie, des grands magasins, des gens dans
les rues et des cages de verre partout autour de nous. Et là, nous continuons notre recherche:
c' est pas grave, on visite! Je demande à un chauffeur de taxi et il nous dit que l' hôtel se
trouve deux rues plus loin: ouf, sauvés, il est quand même plus de 20H et l' avion est arrivé à
15H30 . L' hôtel est là devant nos yeux. Obligés d' aller au parking ( pas d' inquiétude, on aura
un pris discount en tant que client de l' hôtel. Somptueux lieu avec piscine, les gens se promènent
en maillot de bain dans le hall. Jeff, le manager va chercher notre roadbook car les autres
employés n' en n' ont pas entendu parler. Nous nous faisons enregistrer, check-in et montons dans
notre chambre qui se révélé superbe avec ses deux énormes lits. Phil est impressionné par la vue
à travers la baie vitrée, au 13 ième étage, avec vue plongeante sur les buildings . Vite l' appareil
photo.
Dodo assez vite, sans manger car avec le décalage horaire
, nous sommes reclus.
Dans la nuit, le téléphone de Phil sonne, puis les sirènes de
police et des pompiers. Difficile de se rendormir, nous
nous levons à 6 heures. Après le check-out et 20 dollards
de parking délestés ( tu parles, quel prix d' amis ! ), nous
voilà partis plein de confiance car Phil dit que la route est
facile à trouver. Tu parles, ce serait trop beau pour être
vrai.